Le choc des mots, le poids des maux !

Depuis au moins 20 ans, nous sommes soumis un dicta péremptoire pour combattre un mal-être récurrent « Affirme toi ! » Bonne ou mauvaise chose ? En posant cette question, je laisse sous-entendre qu’il y aurait une bonne ou mauvaise façon de s’affirmer. Soyons clair, il n’y a qu’une façon de s’affirmer : c’est de s’affirmer !  . Parce qu’en m’affirmant, je m’expose comme étant vrai.

Cette façon de me connaître et me reconnaître me permet de me situer, de progresser et de me situer aussi par rapport aux autres. Quel serait en effet le sens de savoir qui je suis si je suis seul ? La combinaison de toutes individualités assumées offrent en effet la possibilité de faire émerger de nouvelles connaissances de soi, des autres, et de son entourage. Il faut donc être en capacité d’entendre l’autre, sans jugement, dans la bienveillance pour aller au plus près de son identité véritable.

Démarche très compliquée, car nous sommes plus enclin à nous écouter que d’être à l’écoute de l’autre. De nous affirmer, d’affirmer nos convictions avec détermination, voire de manipuler parfois même avec violence, plutôt que d’être en empathie . Le travail sur l’affirmation de soi peut dériver à l’excès et devenir pour l’entourage un fléau qui peut s’exprimer sous toute forme de domination.

 « Respecte-moi » peut devenir « fais ce que je veux » !

Les mots utilisés en m’affirmant peuvent provoquer toute sorte de maux chez mon interlocuteur. Le coup de langue qui devient un coup de lance.

Face à ce constat contradictoire que faire ? Le bienfait de l’affirmation de soi et les ravages de son excès.

L’enjeu se situe dans la construction de la relation. C’est le lien social, celui qui fait cohésion, qui donne sens, la direction, à ce que nous faisons ensemble. L’élaboration de la relation est plus que la somme d’affirmations. C’est la volonté de bâtir une position plus forte à partir d’êtres affirmés plutôt que l’affirmation unique d’une seule personne. Je ne fais qu’énoncer les principes même de la collaboration qui transcende la pensée unique.

La collaboration est là  si et seulement si la motivation est présente. La motivation se développe si des envies se disent. L’envie s’exprime si je sais qui je suis tout en comprenant le point de vue de l’autre.

Cette dynamique se fera naturellement si le but attire les personnes comme un aimant. L’objectif collectif englobe l’ensemble des individualités et les porte dans un trip ascendant. C’est la volonté de faire ensemble. Cette situation idéale existe sans être la règle absolue. Dès lors, la motivation de faire corps doit-être entretenue. C’est une des missions du manager. Un travail de tous les jours qui demande aussi d’être soutenu, encouragé.

Ne soyez plus seul.e. : Motiv’Action est présent à vos côtés pour vous aider dans vos tâches d’animateur d’équipe.     

Laurent Drousie

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