Suite…Diagnostiquer comment : ok ! Mais quoi ?

Regarder l’équipe comme un système, ok. Procéder à un diagnostic global, soit. Mais que veut-on savoir ? Que souhaite t-on mettre en évidence ? Qu’est ce qui a vraiment de l’importance ? Qu’est ce qui au-dessus de tout est l’élément le plus représentatif du « bon fonctionnement » de l’équipe ?

 C’est la motivation.

C’est la motivation qui est le véritable moteur de l’action de toute équipe.
Nous le savons intuitivement, par expérience personnelle, entre une équipe motivée

et une équipe démotivée

 il y a au moins un facteur deux en efficacité, en bien-être, en rayonnement, en entrainement des autres, en engagement de chacun des membres, en plaisir etc

Pour les membres de l’équipe, avoir envie de se lever matin est à tous les points de vue bien plus stimulant que de commencer sa semaine « comme un lundi » et la finir « en attendant le vendredi ».

Dans tous les domaines, qu’il s’agisse du domaine privé comme du domaine professionnel, tout commence toujours par la motivation.

Avec la motivation, on prend consciences de nos enjeux, de nos valeurs, on valorise nos engagements, notre adhésion, nos intérêts, on réactive une bonne santé mentale et physique, on solidifie la confiance en soi, on provoque la reconnaissance, on donne aux choses de la cohérence, de l’intérêt, on accroît notre fierté, on renforce l’accomplissement de soi, l’estime de soi, on donne du sens au choses, etc…. bref on peut dire que c’est la potion magique du bien-être.

Ne nous trompons pas de sens. Accroître, par toute sorte de moyens son bien-être, n’a jamais  fait augmenter la motivation de qui que ce soit. Accroître simplement l’estime de soi, non plus etc.

Un seul sens est de rigueur : la motivation est la source. Tout le reste peut l’accompagner mais pas la précéder. Répétons-le, la motivation est la source, l’absence de motivation le poison, qui distillé lentement mais sûrement, conduit aux dépérissements physique et intellectuel et peut, à un stade avancé, emmener au burn-out et même au suicide.  Ici on parle plus directement de la motivation au travail, mais il en est de même dans la sphère privée.

D’accord, ok, bien vu ! mais de quoi parle-t-on quand on aborde la motivation ? Qu’est-ce en fait ?

Voilà bien encore un sujet qui sous le couvert de la ridicule simplicité du mot, cache une montagne de complexité (Vous souvenez vous ? c’est comme le mot « système ») Tout d’abord  avez-vous une idée du moment où on a commencé à parler de motivation, où le concept et le mot sont nés ? Je parie que non, tout comme moi il n’y a pas si longtemps.

C’est seulement peu avant le milieu du siècle dernier, lorsque qu’on a commencé à aborder le comportement des hommes de façon scientifique et pas dogmatique. Le principe général concernant le comportement humain qui était admis à ce moment par tous était que « les êtres humains, un peu plus que les animaux, n’agissent qu’en fonction des récompenses ou des punitions qu’ils reçoivent». C’est tout.

Nous n’allons pas refaire toute l’histoire de l’évolution des concepts depuis ce moment, mais je tiens pour acquis qu’aujourd’hui encore, certains responsables en sont encore fondamentalement restés là. C’est en fait la fameuse théorie de la motivation basée sur la carotte et le bâton.

Parfois la carotte est tellement grosse qu’elle peut faire oublier le bâton, c’est par exemple le cas de certains trader de marché. Parfois le bâton est tellement rude qu’il peut faire oublier qui on est, c’est le cas de certains burn-out.

Ne critiquons pas, constatons seulement et essayons d’y voir plus clair. Car à y regarder de plus près, est-ce que notre mode d’éducation n’en est pas encore là lui aussi ? Est-ce que la carotte n’est pas encore très souvent nichée dans la récompense de celui qui fait bien, qui réussit, à qui on donne les meilleures notes, qui a su simplement reproduire sans faire de faute et ou l’imagination et la créativité, qui sont des éléments du moteur motivation mais sont peu encouragés ? Où le bâton c’est l’échec, les mauvais points: on n’a pas fait comme il faut et on punit celui qui ne réussit pas… A creuser n’est-ce pas…

Combien d’entre nous ont-ils été brimés parce qu’ils ont été réprimandés à l’école pour avoir fait des choses qui ont fait plus tard leur succès dans leur métier ? Pierre Kroll, qui dessinait pour faire rire ses camarades, considéré comme un élève gentil mais dissipé. Vous en trouverez sur le net des milliers d’exemples. Peut-être vous, sans chercher plus loin… à suivre

 

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